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NOESIS est née en 2014 de la rencontre entre Flora Pilet, artiste chorégraphique et Alexandre Le Petit, dramaturge, metteur en scène et créateur sonore. 
Leur rencontre s’est faite à partir d’un goût partagé pour la recherche et l’expérimentation, et de la croyance commune dans la possibilité de faire exister des questions philosophiques, ontologiques et politiques au cœur du champs artistique et culturel.  
 
Les travaux de la cie NOESIS prennent forme dans l’hybridation des modes d’énonciation et de représentations de ces différents champs, en vue d’alimenter constamment l’interrogation de la place et de la responsabilité de l’art et de la culture dans la construction sociétale. 
 
Leurs créations s’articulent sur des territoires en apparence hétérogènes, qui relient le plateau aux espaces intermédiaires, aux laboratoires, aux hôpitaux psychiatriques, aux maisons de retraites, aux bibliothèques, aux rues, aux écoles, aux places publiques, etc.  
 
En tant que « chambre d’écho », la cie NOESIS cherche à donner une certaine visibilité à l’invisible, aux invisibles, aux inaudibles, comme avec les projets Culture Santé et Culture Justice, ou bien elle fait exister des interrogations métaphysiques sur le désir et la solitude, comme dans FACES (pour Narcisse), ou encore elle cherche dans le cinéma une forme hybride qui donnerait corps à nos chimères personnelles, comme dans le film Diane Métamorphosis, réalisé par le cinéaste Christophe Bisson.  
 
Avec L’Arrachement, la rencontre avec la question se fait plus directement encore, dans une forme d’épreuve avec le public, accompagné par lui dans une scène brut, sans retranchements, sans ombres, et sans répit pour les participants, danseurs et comédiens compris.  
 
A travers une grande exigence esthétique et un soin particulier accordé à la dramaturgie, leurs propositions artistiques visent à offrir une expérience capable de mettre en jeu l’intelligence créatrice du spectateur, et à ouvrir des questionnements qui travaillent l’imaginaire politique collectif. 
 
« S'il y a un sens du réel, il doit aussi y avoir un sens du possible. » 
Robert Musil, L’Homme sans qualités.
Flora Pilet, artiste chorégraphique

Flora Pilet s’est formée à la danse contemporaine d’abord dans les cours d’Isabelle Journiac, puis au conservatoire d’Orléans. Elle poursuit sa formation à Paris en parallèle d’études de philosophie à Paris VIII. Elle s’intéresse à différentes pratiques somatiques et au contact improvisation issues de l’enseignement de Patricia Kuypers, Alain Monterbran, Benoit Lachambre, Sarah Shelton Man, Fabrice Ramalingom ainsi que de la danse butô qu’elle 
découvre dans l’enseignement de Sumako Koseki.

Dans le cadre de stages professionnels, elle rencontre le travail d’Alain Platel, Patrick Bonté, Mathilde Monnier, Nasser Martin Gousset. Elle monte une première structure (cie Abrutis(m)e) qu’elle partage avec différents collaborateurs qui lui permet de s’ essayer à ses premières écritures chorégraphiques.( La tête de l’Autruche, Enaï, Moira).

En 2010 elle s’installe à Caen et passe son Diplôme d’Études Chorégraphiques au Conservatoire Régional. Elle collabore avec le scénographe Alexandre Serrano sur une série de performance entre installation numérique et danse, réalise un film autour des figures mythologiques d’Ariane, Pénélope et Hélène.

Elle développe un travail d’ateliers chorégraphiques auprès des patients de l’Établissement Public de Santé Mentale de Caen en partenariat avec le théâtre de Caen et le musée des Beaux-Arts. Suite à un stage de Body Weather avec Sherwood Chen elle part à San Francisco travailler en tant qu’assistante chorégraphique pour la cie HeadMistress. 

A la suite de son diplôme elle rencontre le dramaturge et metteur en scène Alexandre Le Petit avec qui elle co-écrit son premier solo 10 rue Condorcet en 2015, ensemble ils rebaptisent l’association qui devient la cie NOESIS. 

Depuis 2013, elle travaille également en tant que contributrice au sein de institut nomade,ainsi qu’au sein du collectif de théâtre MIND THE GAP. Elle travaille en tant qu’interprète et assistante chorégraphique pour plusieurs compagnies (Cie Dernier Soupir, Cie Moi Peau, Cie Sur le Pont)


Alexandre Le Petit, dramaturge, metteur-en-scène & créateur sonore

Au cours de son passage par les départements de philosophie et d’arts du spectacle de l’Université de Caen, il a initié une série d’expériences théâtrales inspirées par les écrits de la Beat Generation, qui intriquaient plusieurs « disciplines » et modes d'écritures, et qui furent un moment déterminant dans son choix de quitter l'université pour s'engager dans un chemin de recherche et de construction autodidacte.

En 2003, il part s’installer en Belgique, à Bruxelles, où il travaille avec le philosophe Daniel Franco à la création d’un triptyque à partir des Métamorphoses d’Ovide qui sera produit par le Monty Theater d’Anvers. Il travaille ensuite en tant que conseiller dramaturgique pour plusieurs compagnies belges de 2004 à 2006.

À partir de 2005, il signe avec la danseuse et chorégraphe canadienne Tawny Andersen plusieurs performances qui furent créées et produites en Europe et au Canada.

À partir de 2010, en collaboration avec le philosophe et architecte Pierre Joachim, ils créent Ghost Notes, une installation performative qui décline ses différentes variations sur plusieurs années, et qui fut produite notamment au Beursshouwburg et au Kaaistudio (Bruxelles).

En 2012, il fonde le projet transdisciplinaire institut nomade, au sein duquel il travaille entre la France et la Belgique au développement de sessions de recherche et d’écriture, et à la construction de conférences performatives à partir des concepts de pharmakon et d'individuation collective. 

En 2014, il crée la Cie NOESIS avec Flora Pilet

http://institut-nomade.org
http://versonatura.org



Artistes associés 


Christophe Bisson, cinéaste

Après un parcours universitaire en philosophie à l’université Sorbonne-Panthéon, où il obtient en 1994 un DEA avec mention très bien, il se consacre ensuite aux arts plastiques. Jusqu’en 2009, il participe à de nombreuses expositions personnelles en France et dans le monde (Paris, Budapest, Barcelone, Kiev, Vilnius, New York, Moscou...).

En 2007, en s’associant avec la réalisatrice New-Yorkaise Maryann De Leo, qui a obtenu en 2004 l’Oscar du meilleur film documentaire, il réalise le documentaire White Horse, très remarqué dans les festivals internationaux. Nominé pour un Ours d’Or à la Berlinale, le film sera même diffusé sur le prestigieux network américain HBO. Cette première expérience de cinéma constitue pour lui une véritable bifurcation biographique puisqu’il cesse peu à peu de peindre pour se dédier progressivement uniquement au cinéma à partir de 2009.

Depuis lors, Christophe Bisson se concentre sur son activité de documentariste, menant en parallèle un cycle de films basés sur des textes littéraires (Isaïe, Feast of Crispian, Entrée des écuyères et des tigres) et un cycle qui interroge la norme à travers la pathologie (Road Movie, Au Monde, Liquidation).

Ses films sont montrés à la télévision (HBO, Canal+) et dans des festivals prestigieux, français et internationaux, tels que la Viennale, le Cinéma du Réel, le FID Marseille, etc. En 2011, il rencontre Triptyque Films et commence avec ces producteurs une fructueuse collaboration artistique.

https://vimeo.com/user5471234


Stéphanie Brault, comédienne & vidéaste

Après une année à Londres, elle obtient une maîtrise d'études théâtrales sur le comédien beckettien. Elle traverse les univers de nombreux metteurs en scènes et chorégraphes. (Thomas Richards à Moscou, Domenico Castaldo à Turin, Claude Régy, Sam Louwyck, Viviane de Muynck...). Après un 1er solo “Ulysse et Pénélope”, elle en crée un second en 2008: « My Daddy was a King », qui raconte l'histoire de Mazarine Presley, la fille cachée du King.  

Depuis 2010, elle est réalisatrice de courts-métrages ainsi que de teasers pour de nombreuses compagnies (Clair Obscur, Projet Libéral…).  

Elle est membre du groupe de musique Cocktail ainsi que du Collectif d’artistes le Poney.  

vimeo.com/stephaniebrault.


Alexandre Serrano, régisseur & comédien

Alexandre Serrano découvre le théâtre très jeune.
En 2006, il décide de solidifier son expérience en réalisant une licence Arts du Spectacle Théâtre option Scénographie à l’Université de Caen Normandie. Après différentes créations où il sera en jeu ou à la mise en scène tel que Huis Clos (cie Les chronophages) , il se spécialise en scénographie multimédia en suivant des formations en lumière automatisée au Cargö à Caen, en design sonore avec Tonio Serrano et en graphisme avec Sébastien Lenouvel.

En 2008, il intervient auprès des classes d’arts plastique et théâtre du lycée Allende d’Herouville, sur une initiation à la scénographie. En parallèle, il continue ses recherches esthétiques et formelles sur les spectacles Dissonance en 2006 ou encore Ricky en 2007. 

En 2009, il rencontre la chorégraphe Flora Pilet avec qui il découvre et questionne la danse et le corps. De 2010 à 2013, ils amorcent ensemble différentes formes chorégraphiques, de la performance multimédia à la vidéo-danse. En 2014, il réalise une scénographie aérienne pour Dites moi que je rêve de la cie Le fil à tissé, avec une adaptation pour les représentations du CDN de Seine Saint Denis en 2015.

Il suivra également les travaux de institut nomade amorcés par Alexandre Le Petit.
Depuis, il renoue avec le théâtre à Papillon Noir Théâtre en tant que comédien et enseignant artistique.

En 2016, il travaille sur une scénographie sonore pour 10 rue Condorcet de la cie Noesis et réalise une scénographie vidéo pour le Théâtre Ozenne avec la création Le sexe de la femme comme champs de bataille.